1-1 ) Les thermes ou Bains publics



Plan du Musée superposé aux thermes




Plan des thermes
I-1 a) Les thermes de la colline Sainte-Croix

La ville de Divodurum possédait trois centres de bains différents. Le plus vaste est celui situé sous l'actuel musée de la Cour D'or découvert en 1937. Construit sur la colline Sainte -Croix, il était destiné aux riches dignitaires de la cité. Composé de salles d'eau tiède, le Tepidarium où l'on se lavait l'ensemble du corps avant d'aller au bain proprement dit. Ensuite, on se rendait dans les salles surchauffées appelées Laconium où les personnes suaient pour se débarrasser des impuretés contenues dans les pores de la peau ; puis on prenait des bains d'eau chaude dans le Caldarium qui finissait le travail effectué dans le Laconium. Enfin, on arrivait aux salles d'eau froide appelées Frigidarium en repassant par le Tepidarium pour éviter un contraste trop important de températures entre les bains chauds et froids du Frigidarium. Les thermes du Carmel étaient agréables grâce au chauffage par Hypocauste, ancêtre du chauffage au sol actuel. Ces thermes étaient riches en couleurs et possédaient une diversité de baignoires en différents matériaux tels que granite, marbre ou porphyre rouge, mais également de formes et de tailles variées ... Un vestige de baignoire de ce bain public est présent dans la Cathédrale et sert de fonts baptismaux depuis le Moyen-Age.




Plan de la piscine Saint-Jacques



Principe du système de l'Hypocauste
I-1 b) Les thermes Saint-Jacques

Ce centre de bains publics destiné à tous était composé comme celui du Musée d'un système de chauffage par Hypocauste. Les thermes, découverts lors de la construction de l'îlot Saint -Jacques en 1973, datent du premier siècle après JC. On a pu dater cet édifice tout comme celui du musée par la méthode d'Archéométrie. Ces thermes portent néanmoins certaines particularités qui les différencient de ceux du Carmel, bien qu'ayant Frigidarium, Tepidarium et Caldarium. Ils comportent également une piscine de 17,5 m de diamètre dans une salle de 25,80m de diamètre. Le bassin interieur était délimité par des dalles verticales. Au Nord -Est de cette salle probablement voûtée se trouvait une autre salle également voûtée possédant un Hypocauste soit le Caldarium de ce bain. L'édifice total comportait environ 8 à 10 salles de taille moyenne.




Plan des thermes de la rue Poncelet
I-1 c) Les thermes de la rue Poncelet

Cet édifice public de petite taille se trouve comme son nom l'indique au croisement de la rue Poncelet et de la rue des Clercs. On ne connait pas grand chose sur ces bains sauf qu'ils étaient faits de pierres grossières probablement du calcaire ou des briques de 0,22m de large. Constitué également d'un Hypocauste, il était recouvert dans la salle des bains de marbre blanc de qualité médiocre ; une piscine centrale permettait les bains d'eau probablement chauds soit le Caldarium. Il ne possédait pas comme les deux bains précedents de peintures murales ou de mosa´ques, ce qui nous amène donc à la conclusion suivante : ces bains étaient réservés aux pauvres ou aux esclaves. Remarques : Il ne faut pas considérer les bains publics comme des centres thermaux bien que leur activité première se rapproche de nos centres de cure moderne. Le bain était plutôt un lieu de rencontre très prisé de nos ancêtres Romains.


Contactez
l'auteur

retour

sommaire

suite
T.P.E. 2001
Lycée Julie Daubié - Rombas